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/ /Not on Spotify
Non, nous ne sommes pas obligé.es de mettre notre musique sur Spotify pour exister. Nous sommes les créateur.ices : nous créons la matière première que toute la chaîne de l’industrie phonographique va utiliser pour fonctionner. Et notamment ces gredins du streaming. Nous existions avant et nous existerons après. Eux sont éphémères. Et quand certains commencent à faire vraiment n’importe quoi, nous avons la possibilité de simplement couper le robinet. Loin de moi la prétention d’imaginer changer le cours de l’action Spotify et de faire vaciller ces monstrueuses pieuvres numériques ; non, simplement…
De la diversité d’une pratique
Passer en moins d’une semaine d’un concert à 24 musicien.nne.s (j’ai nommé Erotic Market & Orchestra), imaginé et écrit depuis plusieurs mois dans l’intimité de nos papiers à portées, à un enregistrement en trio (aka Kouma), aboutissement d’une année et demi de compositions collectives en répétition ; voilà un antagonisme saisissant. 24 musiciens et 3 jours de répétitions, 3 musiciens et quelques douzaines de journées de travail dans les caves du Périscope. Même niveau d’implication, aucune hiérarchie entre les deux projets. Tout semble opposer ces deux moments…
Kouma en studio
Kouma c’est Léo Dumont, Damien Cluzel et Romain Dugelay, autrement dit la particule élémentaire de Pixvae, An’pagay, Polymorphie, Malgré les Murs. Nous n’étions pas retourné en studio depuis 2018. C’est chose faite. Et ça va sans doute éclabousser (artistiquement) un peu les autres projets. Ça tombe bien, c’est là pour ça. Photos : Bertrand Gaudillère…
Erotic Market & Orchestra
Allez on range cette soirée dans la case « mémoire centrale ». Et pas que la soirée. Tout le processus de travail qui a été d’une richesse immense. J’ai l’impression d’avoir appris en 4 répétitions l’équivalent d’une année (voire deux) de cours d’orchestration (que je n’ai pas faite soit dit en passant, donc finalement ceci est purement spéculatif). Qui c’est qui n’en reveut ? moi Soirée en coproduction avec La Compagnie 4000, l’Opéra de Lyon, l’Opéra Underground et le théâtre de La Renaissance. Photo : Bertrand Gaudillère…
Jouer ; surtout jouer ; pour le reste, on s’arrangera.
Jouer ; surtout jouer ; pour le reste, on s’arrangera. Voilà donc un mantra qui m’anime depuis des années. Que ce soit avec les concerts hebdomadaires des débuts du Grolektif dans des bars lyonnais multiples et variés (« de l’autre côté du pont » de mon cœur) avec des entrées à 2 ou 3€, ou bien sur les premières années d’ouvertures du Périscope où l’on a eu la volonté de faire jouer le plus de groupes possibles, et les quelques fours qui vont avec (merveilleux concert d’Alfie Ryner avec 2 personnes en salle, dont…